Les lieux de l’au-delà en Nouvelle-Aquitaine

Chaque région possède ses lieux particuliers, anciens châteaux démolis, souterrains, routes, champs, forêts…qui gardent la trace d’évènements passés. Souvent , ce sont des accidents mortels, des meurtres, ou des massacres. Et les gens racontent qu’on y entend des cris, des pleurs et des gémissements. Ce sont donc des fantômes qui reviennent hanter ces lieux pour que nous, vivants, puissions les conduire vers le chemin éternel.

N° 1 : LIMOGES (HAUTE-VIENNE) : L’autostoppeuse fantôme

«  Ce samedi soir de décembre 1979, un certain Michel P. va faire une rencontre qu’il n’oubliera jamais…

Il est près de minuit, Michel doit faire le taxi entre une boite de nuit  sur la route de Nexon et Limoges. Tout à coup, il aperçoit dans ses phares, à quelques centaines de mètres de la discothèque, une forme blanche dans un virage. C’est une femme vêtue de blanc qui fait du stop. Il s’arrête à sa hauteur, et lui demande où elle va :

-A Limoges, si ça ne vous ennuie pas !

-Où exactement à Limoges ?

-En ville, je me débrouillerai !

L’auto-stoppeuse s’installe devant. Michel , du coin de l’oeil peut la décrire :

20 à 25 ans, vêtue d’une robe blanche des années 50, très jolie…mais peu bavarde. A l’approche du pont de la Révolution, la passagère s’exclame :

-Attention, ce tournant est dangereux !

Michel connaît les lieux et ne s’inquiète pas du tout. Soudain, un cri plaintif  résonne dans la voiture. La passagère a disparu. Michel s’arrête net, descend du véhicule dont il fait le tour mais rien ,ni personne. L’auto-stoppeuse a disparu. Il ira faire une déposition à la gendarmerie de Limoges . On lui explique qu’il n’est pas le premier à avoir vécu cette expérience. Et que cette dame blanche serait le fantôme d’une fille morte dans un accident dans cet endroit exact, dans les années 50… »

(En mai 1981, la même aventure arrivera à des étudiants à Palavas les Flots dans l’Hérault et fera l’objet de nombreux articles et reportages télévisés).

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N° 2 : L’AIGUILLON (LOT ET GARONNE) : Le motard fantôme

«  En 1983 et 1984, plusieurs femmes conduisant la nuit, signalèrent des agressions par un motard (queues de poisson, coups de bottes sur les portières…) près du péage de l’Aiguillon.

C’est ainsi que le 4 juillet 1984, une jeune femme conduisant sa 2CV  en pleine nuit, aperçoit une moto non éclairée qui la suit. Arrivé à la hauteur de la portière avant, le motard tend la main puis fait une queue de poisson.

La femme freine et donne un coup de volant avant de s’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence.

Le motard se rapproche encore et essaie de passer sa main à travers la portière. La conductrice descend et interpelle le motard.

La moto semble être une véritable épave, rouillée, tordue, pneu avant fendu et le motard casqué, chaussant de grosses lunettes a des vêtements sales, couverts de boue ou déchirés.

La conductrice pose alors sa main sur celle du motard qui se met à hurler et  qui s’enfuit en trombe.

Une enquête permit de trouver qu’un certain Patrick, motard fou de vitesse , en 1981, avait eu un accident à l’Aiguillon, au cours duquel sa passagère était morte sur le coup. Le jeune homme, rongé par les remords, s’était suicidé en se jetant dans un ravin avec sa moto.

Le fantôme du motard ne fut pas revu après l’incident de la 2CV. Le geste de la jeune femme (toucher avec la main) lui avait-il permis de trouver la paix de son âme ?

(En 1984, plusieurs journaux consacrèrent des articles à cette affaire exceptionnelle.)

N° 3 : AGEN (LOT ET GARONNE) : Un voyage dans le temps

«  Près d’un lycée à Agen, une jeune fille du prénom de Sylvie aide une vieille dame à traverser une route.

Voyant que cette dame semble très fragile, Sylvie décide de la raccompagner  chez elle.

Au bout d’un chemin, apparaît une grande maison bourgeoise. La vieille dame sort sa clef et ouvre sa porte derrière laquelle se dessine un immense escalier.

 Elle remercie alors la jeune fille et rentre chez elle.

Sylvie s’éloigne, mais réalise très vite que jamais cette vieille dame ne pourra monter seule cet escalier.

Elle revient donc et frappe à la porte. Personne ne répond. Elle insiste et continue de frapper.

Une fenêtre s’ouvre à la maison d’à côté et une femme sort la tête en disant :

-Mademoiselle, inutile de frapper ainsi. Cette maison est inhabitée depuis 5 ans !

La jeune fille s’interroge :

-Mais n’y a t-il  pas une vieille dame qui vit là ?

-Il y a 5 ans oui, mais cette dame est décédée. La maison est inhabitée. »

(Ce thème est connu : on le retrouve notamment dans le fantôme du Jardin du Luxembourg . En 1925, Jean Romier étudiant en médecine est invité dans une maison. Il y oublie son briquet. En revenant le chercher, la maison est abandonnée et le jardin en friches)

N° 4 : BORDEAUX (GIRONDE) : La momie en colère

« La tour St Michel, à Bordeaux, surplombe des cryptes où étaient entassés des corps étrangement inaltérés provenant du cimetière voisin.

Les manifestations commencèrent dès l’exposition de ces momies. On disait que c’était le fantôme d’un homme à la peau parcheminée.

Pendant la Première Guerre Mondiale, on fit réparer la tour St Michel. Un charpentier fut étrangement soulevé dans les airs et projeté. Sa chute fut évidemment fatale.

De nouveaux travaux eurent lieux dans les années 70.

Un ascenseur avait été installé dans la tour St Michel, le temps des travaux.

Un maçon vit cet ascenseur s’arrêter à mi-course et  une main décharnée essayer de le saisir pour le projeter dans le vide.

Miraculeusement, il échappa au pire…

Pour lui , il s’agissait d’une des momies de la crypte, veillant à la tranquillité  des lieux …

N° 5 : CHATELLERAULT (VIENNE) : Les fantômes de la bataille

«  Près de Moussais la Bataille, il y a une ferme isolée. Chaque samedi d’octobre, le vent se lève dès la tombée du soir en produisant un tel vacarme qu’on l’appelle « Vent de la Mort ».

En écoutant un peu mieux, dans les champs des alentours, certains prétendent entendre alors des bruits de combat, de cavalerie, des hurlements humains, des gémissements de mourants…

Ces soirs là, en plus de cela, la terre semble magnétique car toutes les routes coupant ces champs, sont le théâtre d’accidents de voiture souvent mortels.

D’où viennent ces phénomènes ?

Les historiens nous rappellent que ces lieux lieu ont vu s’affronter, en 732, l’armée de Charles Martel contre celle des Sarrasins.

Il y eut des dizaines de milliers de morts.

S’agit-il de fantômes de guerriers ? »

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N° 6 : TOURTENAY (DEUX-SEVRES) : Les moines fantômes

«  La butte de Tourtenay recouvre tout un réseau de souterrains-refuges. Pendant la Guerre de Cent-Ans, ces galeries étaient empruntées par des  soldats anglais qui s’y cachaient. Ils y furent massacrés en grand nombre.

 On dit depuis, que les souterrains sont hantés : en effet, des manifestations visuelles et sonores s’en échappent.Sans doute s’agit-il des fantômes des soldats anglais…

Juste à côté de cette butte, se trouvent les ruines d’une abbaye fondée au 11° siècle. Pendant les guerres de Religion, des moines y furent assassinés.

Depuis on peut voir errer, certaines nuits, dans les ruines de cette abbaye, une procession de moines fantômes qui se dirigent silencieusement vers le sommet de la butte.

Sans doute discutent-ils avec les fantômes des soldats anglais ?

Entre fantômes , on se comprend et la barrière de la langue n’existe pas !!!

N° 7 : PORT-SAINTE -MARIE (lOT ET GARONNE) : Les mystérieuses mains

« En 1910, l’école communale fut l’objet de manifestations peu ordinaires. En effet, de jour comme de nuit, des mains sans corps, bien visibles, se promenaient dans les salles et les couloirs.

On pensa tout d’abord à un poltergeist (petite hantise)provoqué par un adolescent troublé , mais les phénomènes durèrent trop longtemps ou alors il aurait fallu que d’autres adolescents prennent le relais.

La grande hantise ne s’explique pas non plus car cette école n’avait été le théâtre d’aucun drame ancien ou plus récent.

Alors y avait-il un magicien dans cette école ou s’agissait-il d’un phénomène paranormal ?

(Il est possible que dans un lieu donné, des phénomènes paranormaux soient parfois provoqués par plusieurs adolescents. En 1963, dans la clinique d’Arcachon, les premières manifestations auraient été générées par une certaine Angélina, celle-ci étant partie c’est Jacqueline qui prit le relais et les phénomènes continuèrent. )

N° 8 : ESTIVAUX (CORREZE) : La louve blanche

«  Les environs du château des Comborn sont hantés par un couple de fantômes. On entend parfois des cris, des pleurs et même des hurlements…

Les gens d’Estivaux en connaissent bien la légende. Pour eux, ce sont les fantômes d’Archambaud , ancien châtelain de Comborn et de Almodis sa jeune maîtresse.

Mais qui connaît les évènements qui ont permis d’en arriver là ?

Archambaud était un grand chasseur devant l’éternel et chassait même la nuit.  Un jour, il fut attaqué par une louve blanche. Il réussit à l’aide de son coutelas à lui trancher une patte mais la louve s’enfuit dans le coeur de la forêt.

Il posa cette patte le soir même sur sa commode de chambre, mais le lendemain matin, il n’y avait plus de patte…mais une main féminine dont un doigt était paré d’une belle bague.

Très vite , il reconnut la bague qu’il avait lui-même offert à sa maitresse : Almodis et compris que c’était une sorcière capable de se transformer la nuit en animal.

Il jura de retrouver la louve et de la tuer. Après plusieurs nuits de recherches, la louve réapparut et il la tua avant de la jeter dans un puits.

Mais sa vie devint un enfer car il était hanté en permanence par les cris et hurlements de cette louve, et cela dura jusqu’à sa mort.

Les 2 amants maudits, ainsi, errent maintenant dans les alentours du château de Comborn et on les entend souvent la nuit si on daigne s’y promener…

(La légende de la patte coupée du loup-garou se retrouve dans tout le folklore français et notamment en Poitou.)

N° 9 : MARQUAY (DORDOGNE) : Le château de Puymartin : La dame blanche

« Parmi les joyaux historiques du Périgord,il en est un qui serait hanté depuis plus de 200 ans : le château de Puymartin.

 Il s’agirait du fantôme de Thérèse de Saint-Clar, soupçonnée d’infidélité par un mari jaloux qui l’enferme dans la tour Nord.Elle était enfermée seule, et ravitaillée par une trappe, couchant sur une sorte de paillasse. C’était une prison où elle est restée tout le restant de sa vie.

Une fois morte, son corps aurait été emmuré au même endroit.

 Depuis cet épisode tragique, il se passerait des choses bizarres à Puymartin. Quand la nuit tombe, que tout est calme, et que le château est plongé dans la pénombre, certains auraient aperçu le fantôme de la malheureuse Thérèse, quitter son cachot et errer dans les couloirs.

Le dernier propriétaire l’aurait vue à plusieurs reprises. Quand il était jeune, il était remonté dans cette pièce avec une jeune fille pour lui faire peur, il avait donc raconté l’histoire de la dame blanche et au même moment, elle lui serait apparue, et du coup c’est lui qui avait eu peur.

Malgré ces témoignages de sensations étranges et d’apparitions furtives, nul n’a jamais pu décrire la fameuse dame blanche de Puymartin. »

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N° 10 : SAINT-JUNIEN (HAUTE-VIENNE) : Le fantôme de la femme sans tête

« Vers la Glane,  à l’emplacement actuel du beau parc Espace Corot , il y avait autrefois un château datant du Moyen-Âge.

 Diverses apparitions y ont été souvent remarquées, notamment, une femme sans tête , ancienne châtelaine décapitée par son mari jaloux,qui  se promène parfois près des berges.

On voit aussi dans ce parc, des formes lumineuses inexpliquées.

En 1984, en plein jour, des promeneurs auraient été suivis par une forme humaine sans tête.

Ils regagnèrent rapidement le parking et aperçurent la chose s’éloigner et disparaître dans les taillis. 

S’agissait-il encore de la châtelaine sans tête ou d’une ombre furtive ? »

Auteur de l’article Pascal Thebeaud n’hésitez pas à vous procurer un de ces ouvrages : La presse et les maisons hantées , Loups-garous et autres Garous en Poitou, Charentes et Vendée

Source : Les lieux de l’au-delà par Didier Audinot

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