Les 10 affaires les plus terrifiantes de poltergeists en Nouvelle Aquitaine

Dans mon ouvrage « La presse et les maisons hantées », différentes affaires aussi diverses dans les causes que dans les formes, sont rapportées par la presse en France. Mais force est de constater que la plupart des affaires sérieusement étudiées et finalement inexpliquées sont liées à ce que les parapsychologues appellent « poltergeists ». Ainsi, dans les 10 cas choisis en Nouvelle Aquitaine, une bonne dizaine de chercheurs ont enquêté méticuleusement (des médecins, professeurs, militaires..). Souvent des adolescents ou adolescentes sont présent(e)s dans les maisons troublées. Comment déclenchent-ils ces phénomènes ? (chutes de pierres ou déplacements d’objets)

N° 1 : ARCACHON (GIRONDE)

«  Tout a commencé  en mai 63 sur la terrasse d’une clinique orthopédique à Arcachon…

Les malades profitant à la fois de l’air salin et des premiers rayons de soleil sont bombardés de cailloux.

Les jets vont se répéter pendant 2 mois sans que l’on puisse connaître leur origine.

Parfois ils semblent tomber du ciel, parfois jetés d’une chambre inoccupée.

Alain Cuénot, directeur de l’établissement, chirurgien orthopédique, fils du savant Lucien Cuénot, fait venir dans sa clinique le Dr Robert Tocquet, physicien et chimiste, et s’intéressant tout particulièrement aux phénomènes métapsychiques.

Lui-même entendra des coups sourds frappés contre sa porte de chambre .

Peu à peu, les soupçons se porteront sur une jeune malade de 17 ans , Jacqueline R…qui semble souvent visée par les jets de pierres et qui les font s’interrompre lorsqu’elle s’absente de la clinique.

Mais même une enquête menée par un policier infiltré dans la clinique, ne donnera rien.

Les phénomènes disparaîtront au départ de Jacqueline à la fin de ses soins.

(En 1967, Cuénot relate ses faits dans un ouvrage : « Les certitudes irrationnelles » et la même année avec Robert Tocquet , participe à une émission télévisée sur l’ORTF : le débat sera précédé du film : Qui hante le presbytère de Borley ?)

N° 2 : FRONTENAY ROHAN ROHAN (DEUX-SEVRES)

«  En 1943, chez un couple de journaliers qui accueillaient leur petite-fille, Geneviève, âgée d’une quinzaine d’année, des objets  changeaient continuellement de place.

D’autres étaient projetés plus ou moins loin,  et se brisaient en tombant.

Les gendarmes de la brigade locale ne parvinrent pas à déceler les causes de cette valse d’objets divers ,malgré une enquête sérieuse.

Le capitaine Emile Tizane, commandant de la brigade de Melle, spécialiste incontesté des phénomènes paranormaux ,se rendit sur les lieux.

Il rattacha vite les phénomènes étranges à la présence de Geneviève dans la maison. Malgré cela, son képi et ses gants se volatilisèrent sans qu’il remarque quoi que ce soit. On les retrouva dans le lit de Geneviève.

Des voisins racontèrent avoir vu Geneviève être renversée de sa chaise comme par une force invisible.

La petite-fille fut conduite à l’hôpital de Niort pour être suivie par un psychiâtre.

Habilement interrogée, elle finit par avouer être l’auteur des faits.

Mais selon le capitaine Tizane  qui resta en contact avec l’adolescente, tous les phénomènes constatés n’auraient pas pu s’expliquer par de simples astuces.

Dans un courrier, un peu plus tard, elle se désavoua…

(Emile Tizane évoqua cette affaire dans Le Mystère des maisons hantées en 1977)

N° 3 : POITIERS (VIENNE)

(Restes de l’ancienne église Saint-Paul à Poitiers)

« Camille Flammarion dans son célèbre ouvrage « Les maisons hantées » évoque des phénomènes mystérieux et inexplicables ayant eu lieu  rue Saint-Paul  à Poitiers en 1864.

Tous les soirs, de 6 h à minuit, des bruits ressemblant  à des détonations d’artillerie ébranlaient  portes, fenêtres et cloisons.

Une surveillance active de la police ne permit pas d’en trouver la cause.

Parmi les hypothèses, on a évidemment pensé aux esprits frappeurs, d’autres  ont rappelé l’existence d’un ancien cimetière en ce lieu.

Des exorcismes ont même été essayés, en vain.

Les faits ont eu lieu au domicile de la famille d’Ourches que connaissait Flammarion.

Il précise cependant que la sœur du comte d’Ourches était médium et il la qualifie de dynamogène »

N° 4 : L’ABSIE (DEUX-SEVRES)

 ERNEST BOZZANO

«  En 1867 ou 1868, à l’Absie, 2 sœurs sont frappées sur la route par des pierres.

Bientôt, les projectiles se mettent à tomber dans leur maison.

Avertis, les gendarmes se rendent sur place et font leurs observations.

Il s’avère que les pierres tombent mais sans blesser personne, on ne les voit pas tomber avant qu’elles touchent le sol ou autre obstacle, cependant parfois elles cassent la vaisselle.

La maison est entièrement fouillée par les gendarmes.

Personne ne s’y cache et aucun trou ne permet un passage de ces projectiles.

Le lendemain, il y a des quantités de pierres et de morceaux de tuiles semblant provenir de la proximité de l’église, alors en travaux. »

(Le récit complet a été fait par un des gendarmes , apparaît dans les Annales Psychiques de 1895 et dans le livre du parapsychologue italien Ernest Bozzano : « Les phénomènes de hantise » en 1920).

N° 5 : ARDIN (DEUX-SEVRES )

LE GENDARME EMILE TIZANE

«  Durant 3 jours de novembre 1928, des jets de pierres s’abattirent sur la toiture de 2 maisons contiguës à Ardin.

Le journal L’Eclair de l’Ouest signale que…malgré  la présence des habitants d’Ardin qui entouraient la maison, les pierres continuèrent de tomber jusqu’à 2 h du matin.

La gendarmerie entreprit une enquête minutieuse, mais sans trouver les causes ou les auteurs…

Quelques jours plus tard, des cultivateurs accusèrent un jeune homme de 18 ans, un certain Marcel. Celui-ci nia.

Certains témoins l’auraient aperçu par 2 fois exécuter le geste de lancer une pierre, mais d’autres témoins affirmèrent qu’ils étaient à côté de lui au moment où il pleuvait des pierres.

Longtemps après cette histoire, le célèbre gendarme Emile Tizane prit contact avec Marcel : il se souvient avec beaucoup d’amertume de toutes les méchancetés qui lui ont été faites en 1928, il ne comprend pas encore ce qui s’est passé à Ardin et pourquoi tout s’est dressé contre lui.

Marcel s’expatria à Alger pendant plusieurs  années, puis revint se fixer tout près d’Ardin. »

N° 6 : MONTASTRUC (LOT-ET-GARONNE)

Porte de la cave : de cette cave située sous la chambre, se percevaient nettement les bruits et la voix qui terrorisaient la famille.

«  En août 1947, une famille composée de 2 fermiers et 6 enfants est assaillie par un ensemble de phénomènes inexplicables.

Des coups retentissent la nuit semblant provenir de la chambre, des griffures apparaissent sur le plancher et les barriques de la cave, des volailles sont retrouvées pendues, des crachats apparaissent un peu partout dans la maison et même sur les couverts de la cuisine.

Une voix se prétendant être celle  d’un esprit raisonne dans la maison et le plus souvent insulte les parents.

La gendarmerie de Monclar se rend sur place et mène plusieurs enquêtes. En se cachant dans la cave qui est située sous la chambre, les gendarmes entendent des coups. Ceux -ci cessent dès que les gendarmes entrent dans la chambre.

Très vite, on suspecte une fillette de 12 ans parmi les enfants de la famille. On constate que les bruits nocturnes n’ont lieu que quand la fillette est couchée et que la lumière est éteinte.

Des trous sont creusés dans le grenier pour observer les enfants dans la chambre. Le docteur qui participe à l’enquête remarque que la fillette s’agite  dans son lit. Elle niera être l’auteur de tous ces faits…

En mars 1948, la famille a déménagé à Monclar et toutes les manifestations ont cessé… »

N° 7 : SAINT-AUVENT(HAUTE-VIENNE)

Henri Dardillac, dernier guillotiné à Limoges en 1937…

«  Le 3 mars 1937, tombait à Limoges, la tête d’un assassin : Henri Dardillac originaire de Saint-Auvent.

Il avait assassiné 2 hommes dont son fournisseur de vins…

Trois jours après, Madame Dardillac et ses 2 enfants trouvait leur maison devenue hantée.

Des bruits se produisaient dans le grenier et selon la veuve , commençaient toujours à l’heure d’exécution de l’assassin.

Des gendarmes des environs vinrent se poster dans la maison.

En avril, de la chambre de la veuve, ils entendirent  un son de guitare qui allait en s’amplifiant. Ils inspectèrent les alentours de la maison ainsi que le grenier, mais en vain.

Le veuve prétendait aussi avoir vu une forme blanche qui se déplaçait lentement et qui s’évapora près du puits.

Les gendarmes finirent par piéger 2 gros rats dans le grenier, mais selon certains, cela ne pouvait expliquer tous les bruits, certains étant parfois comparables à une herse…

La veuve pensait qu’on lui avait jeté un sort… »

N° 8 : OBJAT (CORREZE)

Albert de Rochas, militaire, s’est consacré à l’étude des phénomènes paranormaux (hypnose, magnétisme, lévitation…)

«  En mai 1895, dans une ferme de la Constantinie à Objat, vivent 2 dames Faure : la vieille belle-mère et la belle -fille entourées de domestiques.

Tout a commencé par de violents coups donnés dans les cloisons entre la cuisine et la chambre des dames.

Puis la chambre elle -même est visée : les couvertures, draps et édredons sont jetés au sol.

Le 24 mai, des coups violents sont assénés à la porte du grenier alors que les domestiques sont aux champs et que les femmes sont en bas.

Puis la cuisine voit sa vaisselle jetée à terre.

La bonne Marie Pascarel, 17 ans, relève 6 gouttes de sang sur le sol de la chambre. Le désordre ne cesse plus.

Le 31 mai, le maire d’Objat vient se rendre compte des phénomènes : un balai est ,devant lui, jeté dans la cheminée.

Pour finir, le feu commence à prendre dans la chambre : en fait, une fumée noire sort d’un lit.

Le surlendemain, Marie Pascarel quitte son service et le calme revient dans la maison ».

(Les phénomènes ont été étudiés de près par le célèbre magistrat Maxwell, Albert de Rochas évoque l’affaire dans L’extériorisation de la motricité en 1896 et Camille Flammarion , plus tard dans Les maisons hantées.

N° 9 : SAINTE-FOYE LA GRANDE (GIRONDE)

«  Dans une maison de Sainte-Foye la Grande, durant la nuit de Noël 1934, des manifestations mystérieuses se produisirent à l’intérieur et aussi à l’extérieur.

Au dedans, des bruits de voix, craquements de meubles, et au dehors, chutes de pierres en présence de spectateurs.

L’habitante de cette maison a parfaitement entendu une voix qui lui a semblé être celle d’un de ses neveux qui ne jouit pas de la plénitude de ses facultés mentales et qui habite en Dordogne.

Le neveu aurait dit : « J’attends mon cadeau de Noël ! »

Le fils et la belle-fille n’ont pas entendu cette voix mais ont vu pleuvoir des cailloux sur la toiture de l’immeuble.

Les chutes de cailloux ont toujours lieu la nuit et la voix au crépuscule.

Les gendarmes ont fouillé de fond en comble la maison qui est très vaste, mais en vain.

Plusieurs immeubles attenants non encore explorés sont vides et pourraient abriter l’éventuel fautif, s’il y en a un, à moins que ce soit autre chose inexpliqué… »

N° 10: ROULLET SAINT-ESTEPHE (CHARENTE)

Innocent ou pas ?

«En mars 1936, il n’est bruit dans la région de Roullet que de faits mystérieux et inexpliqués qui se sont déroulés dans une maison au hameau de la Raberie.

Les carreaux des fenêtres se brisent sans être touchés, les meubles changent de place, les portes s’ouvrent, la vaisselle s’entrechoque, les pendules s’arrêtent sans raison et divers bruits lugubres se font entendre.

Tout cela aurait été constaté en plein jour par des témoins dignes de foi…

Bientôt un jeune domestique de 13 ans, malade, sera suspecté, mais là encore, il semble improbable qu’il ait pu, à lui tout seul, provoquer de tels phénomènes sans être ouvertement découvert… »

Auteur de l’article Pascal Thebeaud n’hésitez pas à vous procurer un de ces ouvrages : La presse et les maisons hantées , Loups-garous et autres Garous en Poitou, Charentes et Vendée

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