L’entité veut me posséder pour me tuer !

À la fin août de l’année 1878, un phénomène étrange et effroyable se produisit dans la petite ville de Amherst en Nouvelle Écosse.

Un terrible esprit frappeur terrorisa une famille de la rue Princess Street à Amherst. La vedette en est la jeune Esther Cox âgée de 18 ans.

Celle-ci habite avec sa sœur Jennie et son frère William, sous le toit de son autre sœur Olive et de son beau-frère Daniel Teed, contre-maitre dans une fabrique de chaussures. Les deux jeunes enfants de Teed et le frère de Daniel, John, complètent la maisonnée.

Esther fut victime d’une tentative d’agression sexuelle par un ami de sexe masculin, un dénommé Bob Mac Neal.
Ce dernier avait une mauvaise réputation que la jeune Esther ignorait.. Heureusement pour elle, Esther échappa à son emprise et ne récolta que quelque blessures mineures.

C’est à partir de cette période ,que les choses se mirent à mal tourner.

Dans un ouvrage qu’il publia en 1888, « Le Grand Mystère d’Amherst », Walter Hubbell , un acteur de tournées, qui séjourna un temps chez les Teed, fut témoin de ce qui s’y passait.

Un soir , Esther s’apprêtait à se coucher dans le lit qu’elle partageait avec Jennie, soudain elle se mit à crier car une souris se promenait sous les draps.

La maison louée par la famille Cox à Amherst, en Nouvelle-Écosse, dans les années 1870.

Les deux filles fouillèrent la literie et ne découvrirent rien. Elles prétendirent néanmoins que le matelas remuait comme si quelque chose s’y agitait à l’intérieur.

La nuit suivante, elles entendirent toutes deux, un bruit semblant venir d’une boite sous le lit.
L’ayant sortie, elles eurent la surprise de la voir faire un bond en l’air d’environ trente centimètres et retomber sur le côté.
A peine l’eurent-elles remise à sa place , que la boite sautait à nouveau.

Les cris des filles réveillèrent Daniel Teed qui ne vit rien d’extraordinaire à son arrivée dans la chambre.

Mais au cours de la troisième nuit, Daniel et les autres furent bien obligés d’admettre qu’il se passait quelque chose d’anormal.
Quelques minutes après que les filles furent couchées, Esther écartait les draps et bondissait dans la chambre hurlant de terreur : »MON DIEU, QU’EST-CE QUI M’ARRIVE, JE VAIS MOURIR ! »

Jennie illumina la pièce et vit le visage de sa sœur Esther tout rouge, les yeux exorbités et les cheveux dressés sur la tête.

Tous les adultes accoururent et virent avec stupeur le visage d’Esther passer de l’écarlate à un blanc spectral.

Tandis que Jennie et Olive l’aidaient à se recoucher, les plaintes d’Esther firent place à des suffocations et à des halètements, au milieu desquels elle réussit à murmurer: » JE GONFLE, JE VAIS SÛREMENT ÉCLATER ! »
Et chacun put voir en effet son corps enfler. Elle était brûlante et ne cessait de grincer des dents férocement et de gémir de douleur.

Soudain, retentit dans le pièce une détonation semblable à un coup de tonnerre.

Puis trois autres décharges se succédèrent et semblaient provenir de sous le lit. La jeune fille sombra dans un sommeil si profond que ses parents la crurent un instant morte.

Hubbell raconte que la même force mystérieuse frappa à nouveau Esther quatre nuits plus tard.

L’enflure revint accompagnée des cris de douleur.

Plusieurs membres de la maison affirment avoir vu l’oreiller et les draps d’Esther voler à travers la chambre, comme projetés par des mains invisibles.

Un médecin fut appelé pour un examen d’ Esther. Il assista à des phénomènes encore plus terrifiants. Les draps s’envolèrent du lit et un fort bruit de raclement se fit entendre tandis qu’apparaissaient sur un mur des lettres de 30 cm de haut, comme gravées dans le plâtre à l’aide d’un couteau.

Elles formaient le message suivant :
« ESTHER COX ,JE TE POSSEDE POUR TE TUER » , puis un morceau de plâtre se détacha du mur et vola jusqu’aux pieds du Dr. Carritte. Les murs se mirent ensuite à retentir de coups. Au bout de deux heures de ce vacarme, le calme se rétablit.

Revenu le lendemain, le médecin assista à d’autres manifestations ; pommes de terre volant dans la pièce.

Les jours suivants, le feu prenait ici et là dans la maison. Des allumettes enflammées surgissaient pour tomber sur les lits. Des fourchettes, des couteaux fusaient de partout. Un lourd presse- papier de verre traversa la salle de séjour pour venir frapper le sofa à quelques cm de la tête d’un visiteur. Des meubles se heurtaient violemment.
Esther demeurait la cible privilégiée de l’esprit frappeur.
Les autres membres de la maison entendaient des claques retentissantes et voyaient apparaître sur son visage des marques pourpres de doigts.

Pour échapper à cette présence , Esther alla coucher chez des voisins, mais l’esprit la suivait et l’attaquait partout.

En juillet 1879, Esther quitta la demeure pour trouver du travail dans une ferme.

Mais lorsqu’un incendie eut complètement détruit la grange, elle fut accusée de l’avoir allumé et fut condamnée à quatre mois de prison. Lorsqu’elle sortit , il semble qu’elle ait vécu finalement en paix.

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