La villa Tric de Gambais, l’antre de Landru

L’exécution du monstre barbu n’a pas donné le repos aux âmes des jeunes femmes puisqu’elles hantent encore les lieux. Aucune des personnes qui n’a succédé à Landru comme propriétaire ou locataire n’a pu résister très longtemps à l’influence maléfique de cette maison maudite.

C’est dans cette villa de Gambais, en région Île-de-France, que le tueur en série français le plus connu de la première moitié du XXème siècle a commis les crimes infâmes qui lui ont valu l’échafaud, en 1922. Henri Désiré Landru, d’abord petit escroc puis maniaque du crime, a en effet été condamné pour avoir tué, dans cette villa qu’il avait louée pour l’occasion, pas moins de 11 personnes entre 1915 et 1919. Si des zones d’ombres subsistent encore à l’heure actuelle, il est très probable que les victimes ont d’abord été découpées. Les têtes, les mains et les pieds ont sans doute été incinérées dans la cuisinière de Landru, le reste des corps ayant été enterré dans le jardin. Après sa condamnation, la villa Tric fut d’abord pillée, avant d’être vendue d’abord à un restaurateur, puis cédée de nouveau à des particuliers.

Le 10 avril 1919, la police judiciaire fait le lien entre deux disparitions. Le 12 février, jour de ses 50 ans, le criminel est arrêté pour abus de confiance ! Une perquisition à ses domiciles permet alors de découvrir 4 kilos d’ossement humains et 47 dents. A défaut de corps, les enquêteurs trouvent des carnets où il a noté ses 283 contacts matrimoniaux, et l’achat de scies à métaux. Et dans un garde-meubles, des objets, des documents et des vêtements de ses victimes. La justice lui impute 11 assassinats. Après un procès auquel a assisté Mistinguett, Raimu et Colette, il est guillotiné le 25 février 1922, devant la prison de Versailles. Cinquante ans après, le 25 février 1972, sa maitresse se suicide laissant une photo de Landru dans sa chambre.

Au cas où vous seriez encore tenté d’acheter la « très belle maison chargée d’histoire », sachez qu’après avoir été pillée quelque temps après l’exécution de Landru, elle avait été transformée en restaurant baptisé – ça ne s’invente pas – « Au grillon du foyer » ; l’établissement a été fermé en 1940.

Quant à la cuisinière de l’horreur, vendue et revendue plusieurs fois, elle appartient désormais à l’animateur français de radio et de télévision Laurent Ruquier, qui s’intéresse depuis longtemps à l’histoire du plus célèbre des résidents du village de Gambais il le mit d’ailleurs en exposition à l’entrée du théâtre où s’est jouée une de ses pièces sur le tueur en série.

En 2019 la maison a été rachetée: Mise en vente, en mars 2018 le bien a été cédé à un particulier pour une valeur finale inconnue (le prix de mise en vente était de 450 000 €). Contacté, le nouveau propriétaire n’a pas souhaité communiquer sur le sujet, considérant que « c’est une maison comme les autres, qui fait polémique, à tort » et que le projet en cours est « purement privé ».

Dans son ouvrage intitulé  » Les lieux de l’au-delà  » Didier Audinot site: c’est la plus facile des enquêtes à faire, il suffit de relever la liste des habitants de la maison pendant les 100 dernière années et de rechercher ce qu’il est advenu de chacun d’eux. Le résulta de ces investigations sera édifiant. En attendant, feignons l’ignorance, car il ne faut pas risquer de décourager les candidats qui pourrait avoir la faiblesse d’être superstitieux.

Source : actu.fr /

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