M56, la route la plus hantée de Sibérie !

Sachez par ailleurs que la Sibérie abrite la route la plus froide du monde, l’autoroute M56, surnommée « la Route des os ». Elle fut construite sous Staline par les prisonniers des goulags voisins de 1932 à 1953. Elle relie Iakoutsk à Magadan. En hiver, il faut supporter des température proche des – 70° !

La route est considérée comme le témoin d’une époque, et tire son nom du fait que les os des prisonniers morts durant la construction lui furent incorporés.

Axe indispensable pour les populations de la région, elle est empruntée été comme hiver par des milliers de camions et des centaines de voitures, qui assurent le ravitaillement en nourriture, en boissons et en équipements divers. Mais cette route de vie est également un véritable cauchemar. D’abord, par son histoire. Puis par ses conditions de circulation, particulièrement rudes.

Igor, 42 ans témoigne pour l’émission « Les routes de l’impossible » du calvaire d’emprunter chaque jour cette route pour livrer sa marchandise, aux populations les plus isolées.

On dit qu’elle ne tient encore que grâce aux troncs d’arbre qui lui servent de fondation et aux fosses communes remplies des ossements de zeks – l’acronyme qui désigne les forçats du goulag.

Igor, partage aussi ça peur de rouler la nuit car il y a tellement d’histoires terrifiante, on raconte aussi que la route est maudite par les milliers de morts forcer à la construire de leurs propre mains.

Le paysage n’est pas moins accueillant sur le bord de la route vous pouvez apercevoir les ruines des goulags, ou encore les tombes des victimes de cette route maudite.

Le Goulag a eu de modestes précédents dans la Russie tsariste avec des brigades de travail forcé en Sibérie aux XVIIIe et XIXe siècles. Mais c’est avec la Révolution d’Octobre 1917 que le travail forcé devient un élément structurel majeur de la société.

Lénine lui-même, après l’attentat dont il est victime le 30 août 1918 de la part de Fanny Kaplan, ordonne l’incarcération des « éléments peu sûrs », ce qui fait déjà beaucoup de monde.

Grâce à l’ouverture des archives soviétiques, des données fiables existent pour les quatorze années du 1er janvier 1934 au 31 décembre 1947 : elles montrent que, dans l’ensemble des camps du Goulag, 963 866 prisonniers sont morts, soit environ 69 000 par an.

Source : marianne.net / Youtube / rbth.com / herodote.net / wikipedia

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